GEOLOGIE

Le calcaire urgonien des Calanques, dur, blanc, lumineux, photogénique, ici Maïre


A Riou une abondance de coquilles dans les roches sur lesquelles on débarque au Monastério


Détail coquilles: Rudistes

Moule interne d'une coquille de gastéropode

  Ammonite

Pas d'ammonite dans l'urgonien!

Alors comment  expliquer la présence de celle-là !
 Grace à Jean Pierre Lavigne qui faisait une conférence sur le Santonien de Belcodène, ,j'ai appris pendant sa présentation d'une carte et des renseignements receuillis auprès de Jean Philip , professeur émerite à l'Université de Provence à Marseille, qu'il y a 85 millions d'années il y avait un Sillon Provençal entre le Massif Méridional et le Bombement Durancien.
Bras de mer qui faisait au moins 40 m de profondeur  du Bausset aux iles dans un climat tropical! d'où une explication plausible de la présence des ammonites.

Mieux, Professeur Jean Philip a eu l'amabilité de corriger mes propos: "... les coquilles que vous présentez sur les premières photos sont des rudistes, organismes fréquents dans les calcaires urgoniens de calanques et des îles. Plus bas, la photo de gauche n'est pas une ammonite mais un moule interne d'une coquille de gastéropode. Par contre la photo de droite ressemble effectivement à une coquille d'ammonite, avec ses costulations caractéristiques. Il pourrait s'agir d'une forme du Bédoulien, étage qui pourrait être représenté dans l'île de Riou.
Pour en savoir plus sur la géologie du Crétacé de la région consultez le site web du Musée de Paléontologie de l'Université de Provence, rubrique fossiles et terrains sédimentaires. http://147.94.111.32/Collection/
 

Dans les Excursions en Provence: Marseilleveyre par Henri Imoucha à qui mon père laisse le soin de décrire les parcours d'accès aux escalades , j'ai trouvé un petit résumé sur le géologie des Calanques:
"L'ensemble du Massif est constitué par le calcaire urgonien, à l'exception du Littoral sud (de Cortiou à la calanque de Marseilleveyre) lequel est constitué par du calcaire à silex et marnes hauteriviennes. Vers Croisette quelques points de calcaire marneux bédoulien, répété sur le versant Nord de l'ile Maïre et de l'ile de Riou ainsi que sur le plan oriental de cette dernière."


Il y a aussi ces étonnantes coulées de roche dure rouge


 

Le calcaire qui n'a pas de coquille se désagrège sur place en gravier vertical qui ne demande qu'à fournir le materiau des éboulis


pour finir dans les sablières en  sable grossier qui s'agglomère pour former des pains

Il y a du fer qui affleure

ou qui est integré dans la roche

  
                                                            
Il y a des cristaux d'aragonite


Il y a des coulées rouges d'hématite qui n'ont pas l'air à leur place dans tout ce blanc. On ne peut s'empêcher de penser aux néolithiques qui utilisaient l'ochre pour soupoudrer leurs morts à Jarre.


en écharpe dans un bloc de 5 mètres de long

 


ou en formation tout autant inexpliquée au Baou Rouge


Des formations naturelles qui pourraient inspirer la clé de voute aux Romains (La Trappe)


Vers l'Est et derrière moi vers l'Ouest avec dans les deux fissures qui font bien
8 m de haut, une pierre coincée, une coupure dans la roche qui se prolonge sur des m
ètres!

 

Et puis des roches fascinantes  comme celle-çi: les 3 raies roses traversent l'épaisseur d'environ 1,5 cms.

Et puis l'érosion toujours menaçante passée et à venir, créant des dentelles, des arches, des champs de blocs: